Présentation

Chansons des gens d'eaux

Chantres des deux marines 

La fluviale et la maritime 

Récits, contes et chansons

 

Afin qu’aucune page de l’histoire des gens du pays de France ne soit oubliée, qu’ils soient professionnels ou amateurs passionnés, auteurs, collecteurs, historiens et archivistes s’emploient à publier le fruit de leurs recherches concernant les gens d’eau et plus particulièrement, les voituriers de la voie d’eau, les nautes, autrement dit, les bateliers.

En effet, ces dernières années, affluent, les ouvrages littéraires, historiques, sociologiques, ethnologiques, ethnomusicologiques, photographiques ou techniques, liés au milieu fluvial.

Il semble y avoir urgence à sauvegarder et cultiver un héritage menacé entre autres par l’ignorance, le manque d’intérêt général, l’uniformisation, les spéculations financières, l’internationalisation culturelle, conduisant à la disparition progressive de la mémoire populaire d’une corporation millénaire.

Grâce à ces ouvrages, le « d’à terre » en sait un peu plus sur l’histoire des voies navigables de France et la contribution de ses utilisateurs à l’essor industriel et économique de notre pays.

Il sait également que le marinier est un marginal fier et solitaire, farouche, gueulard et bagarreur car c’est souvent sous ces aspects qu’il est décrit.

Certes, le « d’à bord » est différent de vous et moi ( qui ne suis marinier que de par ma formation professionnelle, et non par filiation car dans le milieu, on est marinier parce qu’on né marinier ), il se distingue entre autre par sa mobilité, son vocabulaire et ses expressions, les uns impliquant les autres. 

Jusqu'à récemment, les chansons qui évoquent la batellerie étaient diffusent et n'étaient présentent au répertoire des chanteurs et chanteuses de cabarets et des groupes de chants de marins (qui pour un certain nombre d'entre eux ne comptent souvent pas plus de chanteurs que de marins), que pour agrémenter ce répertoire.

 

Suivant les pas des anciens trouvères, passeurs de mémoire, bardes et saltimbanques : Mes chansons sont tirées de mes carnets de route et de bord entre terre et mer sur canaux et rivières.

Passant d'une voie à l'autre, c'est avec ma voix que je redistribue le fruit de ma pêche, ferrant par-ci par-là, récits, anecdotes, légendes et témoignages de la vie du "peuple de l'eau".

 N'y cherchez pas de la grande poésie, de la grande littérature, des belles phrases ou des beaux mots, mon travail d'écriture est brut, j'écris comme ça me vient, comme je le vois, comme je l'entends et comme je dois le transmettre, sous la forme qui est ce qu'elle est : sans calcul, sans ésthétisme, sans fioritures mais fidèle aux expressions et langages du peuple. Il en est de même pour les musiques.

 

C'est à ceux dont je croise le chemin, et qui alimentent mon insatiable curiosité, que je dois ces petits bouts d'aventures résumés en quelques minutes. 

Si j’ai créé ce répertoire, c’est pour vous livrer ces petits bouts d’aventures.

Pour d’une part, partager mes passions, mes recherches, mes chansons, mes musiques et faire parler ceux qui n’ont pas la parole, que l’on oublie ou que l’on ignore et dont on méconnaît les richesses. D’autre part, parcequ'un public en fait la demande.  

J’ai commencé le métier de marinier à bord d’un vieux Freycinet mixte, gouvernable à  l’aminteau, 30 ans après, je me suis embarqué comme matelot à bord d’un « cachalot » tout frais sorti du chantier, équipé d’un pilotage automatique.

De canaux en rivières et jusqu'au fleuve royal, j'ai embarqué à bord des navires que l'on nomme "les vieux gréements" afin de vivre et de ressentir la mer dans le sillage des marins d'antan.

Les bateaux ont changés, les hommes de bord aussi, mais la navigation continue et avec elle, la vie à bord.

De cette vie, naissent des amitiés, des aventures, des récits, des contes, des légendes, des chants et des héros.

Si la Lorraine n'a à présent qu'un seul chantre pour évoquer la vie de ces gens d'eaux, d'autres régions ont leurs nouveaux trouvères, leurs conteurs et joueurs de sons.

La Loire et l'Allier se font de plus en plus entendre au travers de leurs troubadours des temps modernes, ainsi que la Dordogne et la Garonne, le canal de Nantes à Brest, le canal du midi et la Seine.

De tous ces chansonniers, peu à quelques exceptions près, ont élaborés un répertoire spécifique des mariniers ou de la vie batelière pour plusieurs raisons dont, le manque de documents, de collectages, d'archivages, de créations nouvelles et l'abandon de l'usage du chant au travail et du chant de travail ou évoquant les métiers d'autrefois, qui plus est s'ils ont disparus. 

  

Pour leur rendre hommage

 

Et pour leur faire honneur

 

N’est point de plus beau témoignage

 

Que celui d’un chanteur.

 

 

Récital

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