Les sagards et les oualous opus 2

Les Sagards et les Oualous op2

 

Les Sagards

 

De tout temps et en tous lieux, la forêt a été le refuge par excellence, l’abri des malheureux, des insoumis et des fuyards devant les invasions et les guerres intérieures et extérieures.

Au Moyen Age, la forêt désignait le domaine libre par opposition à celui des roturiers et de serfs vivants sur le « ban » ou le « finage ».

Selon les vallées vosgiennes, les libres habitants de la forêt s’appelaient FORESTARII, FROTIES, FROUTIERS ou FORESTAUX ; Farouches individualistes ou insoumis, ils refusaient de payer le « cens » au seigneur et échappaient au « ban » qui recrutaient des fantassins pour le service.

 

 

Les Oualous

 

 

En l'absence de toute industrie et à part quelques artisans, la population ne vit guère que du travail de la forêt, d'un côté les bûcherons, de l'autre les flotteurs. Entre eux, les différences sont nombreuses.

 

Le bûcheron, attaché au sol, n'a d'autre horizon que les grands bois. Il n'a guère quitté son pays et il ne connaît rien que les rues de sa ville, les sapinières profondes et silencieuses, et les chemins qui mènent à la forêt.

 


Le flotteur, lui, a vu du pays. C'est un nomade, un marin — marin d'eau douce, c'est possible, mais marin tout de même. Il a des horizons moins bornés que le bûcheron. Il s'est frotté à plus de gens, il connaît la grande ville, ses plaisirs et ses ressources et, à ce titre, il a plus de prétentions. Son caractère est devenu plus hardi, son humeur plus batailleuse et, comme beaucoup de ceux qui ont couru le monde, il aime parfois à se vanter.

 

Jusqu’au début du XXè siècle cette humanité à part a hanté la forêt vosgienne.

 

 

 

 

 

 

 

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