La culture à contre courant du marché du divertissement

Les Arts et la Culture

ont été volés au peuple au profit de l'économie de marché.

Le divertissement et le spectacle sont soumis aux lois de la finance.

Les serviteurs du marché du spectacle ont un double intérêt, celui entre autre d'acquérir des richesses financières pour des profits d'intérêts personnels et celui d'entretenir le peuple dans l'illusion de participer à un événement culturel.

Ce sont les marchands et ceux qui les servent de près comme de loin, artistes et acteurs culturels y compris, qui nourrissent ce pouvoir, cette imposture et participent à la dégradation des arts et de la culture.

En terme de finance, à qui cela rapporte, aux acteurs et artistes ou aux marchands ?

Au niveau culturel, qu'est-ce que ça apporte au consommateur-spectateur sinon le même appauvrissement cérébral que lui apporte la télévision ?

Le nivellement par le bas semble être le mot d'ordre et dans tous les cas, même si tout est fait pour ne pas pouvoir pointer du doigt le ou les donneurs de mot d'ordre, il est visible que la médiocrité gagne les esprits et qu'il est de bon ton de s'en réclamer et d'étendre ce phénomène sans l'avouer directement.

Les employables et les non employables sur le marché de l’événementiel.

Les décideurs et les acteurs.

L'idéologie très répandue du capital humain qui implique de mettre en place des outils mathématiques de l'économie à la question de la culture envisagée comme capital financier gagne l'esprit des décideurs de tous ordres.

C'est à dire que l'acteur culturel qu'il soit comédien, danseur, conteur, jongleur, musicien, cracheur de feu et j'en passe, n'est pas considéré comme une personne possédant des qualités représentatives et présentables d'un savoir faire, d'une passion, d'une étude ou d'un talent particulier mais comme un produit marchand.

Il faut que ce produit soit conforme aux lois du marché.

Il faut que ceux qui produisent ces produits soient conformes à ces lois et donc qu'ils soient conformes à cette idéologie, qu'ils y collaborent, qu'ils la défendent, en fassent la promotion et surtout qu'ils montrent les signes de leur dévouement et de leur soumission pour être employables non pas comme artiste ou comme personne ayant un talent particulier mais comme serviteur du système néo libéraliste et élitiste qui décide de leur apparition sur le marché de l'emploi, c'est à dire gagner leur place sur le marché du travail.

L'acteur culturel devient un larbin car il devra faire tout pour s'attirer la bienveillance des employeurs.

Il ne proposera comme produit que ce que ses employeurs attendent du dit produit, l'acteur étant également considéré comme produit il montrera par son discours, ses propos, son humour, ses (soit disant) opinions propres et/ou son accoutrement, tout les signes de la soumission au dicta économique.

S'il n'a pas un pied de près ou de loin, dans le circuit industriel, qu'il soit officiel ou alternatif, il aura du mal à faire sa place sur la scène publique, c'est à dire à rencontrer un auditoire, son public ou le public susceptible d'être réceptif à ce qu'offre à voir ou à entendre l'acteur culturel, l'artiste etc.

De même que réduire le domaine culturel à l'art est un non sens doublé d'un mensonge, pratiquer un art sans la culture de cet art ou du sujet mis en valeur dans la production artistique l'est également.

On ne demande pas à l'acteur culturel d'être cultivé, érudit ou subversif à moins que ce ne soit pour servir la cause du produit vendable à un public qui se laisserait berner par le discours en oubliant par qui est employé l'acteur qui débite ce discours.

Amateurisme et professionnalisme.

Amateurs et professionnels, ça ne veut plus rien dire et tous veulent leur part du marché, leur heure de gloire et leur place dans le paysage culturel et artistique.

Pour y parvenir, il suffit de montrer les signes du larbin et se convaincre qu'on est libre, humble et que tout ce qu'on fait n'est que pour le plaisir (ça c'est le mot passe partout qui justifie tout).

Ainsi on a de fortes chances d'apparaître sur les affiches des événements officiels et par le fait de montrer qu'on est une valeur sûr à tous les niveaux.

La culture au coeur

C'est donc aux multiples acteurs de la culture de faire du culturel et de lui redonner tout son sens en évitant de tomber dans les poncifs utilisés par les acteurs du "mainstream".

Des iniatives se font jour grâce à des partenaires venant de différents milieux, des collectivités locales, des associations, des collectifs, des communautés de communes, des offices du tourisme, des artisans et artistes autant que des intellectuels et autres passionnés de la voie d'eau, de son histoire et de ses traditions.

Concernant la culture fluviale et maritime, cette dernière décennie à vu naître et a révélée bien des talents, des passionnés et des actions mettant en valeur ce domaine culturel.

L'objectif étant de transmettre : histoires et savoirs de manière ludique et pédagogique.

C'est possible, mais quel futur pour ce possible ?

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