croisière

Les chants des marins

L’origine des chants des marins

Il faut remonter à l’époque des premiers navigants.

Elaborés par des gens du peuple non lettrés, des autodidactes anonymes et transmis oralement.

Une partie du répertoire des chansons anciennes nous est accessible depuis le 19ème grâce d’une part aux marins qui ont continués à les pratiquer et à les enrichir, d’autre part aux écrivains qui les ont retranscrites.

A cette époque la marine à voile est à son apogée et les ports remplis des navires marchands résonnent des chants des matelots.

Un dicton marin est : « Quand les marins chantent bien, le bateau va bien ! »

En effet, chanter à bord à plus d’une vertu, ça remonte le moral, ça diverti, ça noie le stress et surtout ça aide à rythmer l’effort lors des manœuvres et à synchroniser les gestes pour les accomplir.

C’est pourquoi il leur faut « s’accorder » afin que l’action sur les cordages soit précise, toniques et complète.

A partir du milieu du 19ème peu de folkloristes et collecteurs s’intéressent aux gens de l’eau.

Edmond de Coussemaker recueille des chants dans les villages côtiers du nord de la France décrivant : campagnes de pêches, chants de travail, complaintes historiques et légendes corsaires.

Mais il faut attendre l’œuvre d’Armand Hayet capitaine au long court qui dès son premier embarquement 15 ans à commencer à noter, les dictons, expressions et histoires, coutumes et les chansons de ses camarades matelots.

Il a publié plusieurs ouvrages qui sont encore actuellement considérés comme référence incontournable des chants de marins et pourtant seuls 14 chants étaient recensés.

Ont peut découper ainsi les différentes formes du chant marin :

  • Cris rythmés, onomatopées primitives soutenant des gestes répétitifs (galères).

  • Chants de halages (à déhaler) audibles dans les ports.

  • Chants à hisser, à nager, à virer, à pomper, du gaillard d’avant

  • Les compositions des hommes de bord

  • Les chants à danser

  • Les chants anglophones

  • Les chansons de ports

  • A relever les filets, à travailler la morue et à curer les runs

  • Les chants de tavernes

  • Les chansons en vogue à Paris, transformée et amarinées

  • Les chants des colonies Française et de la marine militaire

  • Les chansons paillardes

  • Les chansons historiques

Concernant les chants de travail, ceux à hisser ont plusieurs formes, ont trouve donc les chants à hisser dits « à grands coups (perroquet volant, grand hunier volant), à deux coups, à un coup, main sur main (voiles d’étai et focs), à courir (cacatois)  ».

Le chanteur de bord mène le chant, c’est lui qui donne le signal pour que les matelots scandent la réponse en gueulant un refrain ou la répétition de la première phrase ou vers chanté par le meneur.

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Croisière Culturelle sur la Moselle

Illustration musicale en croisière autour de Toul

Dans le cadre de « Vauban et la voie d’eau »

Organisé par :L’association «  Les boucles de la Moselle ».

Chansons des gens d’eaux : Répertoire de compositions de Rohan ( Auteur-compositeur-interprète )

et chansons et contes du répertoire traditionnel populaire*

A chaque étape du parcours correspond une chanson, un récit ou un conte.

ALLER

1 Au temps de la batellerie d’avant

2 Le novice à l’écluse 3

3 La bourrée dans le pré 4

4 Quand j’étais éclusier

5 Dans nos péniches* 2

6 Les lavandières

7 La chanson du capitaine

8 La chanson du matelot

9 Les dix bourriques 1 5

10 Derrière de chez mon père*

RETOUR

-Conte : le passeur*

-Instrumental

-Le long de la rivière

-La barque à Dujonc

-Hé ho !du bateau

-Au fil de l’eau

-Gaiement marinier 6

-L’amour marinière

-Quand on est marinier

Carte boucle moselle

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La Meurthe et la Moselle

La Meurthe et la Moselle

Les écluses, les ponts, les fontaines et lavoirs

la batellerie

Rohan Le Barde

J’ai passé une partie de mon adolescence et le début de ma vie d’adulte sur les canaux et rivières d’Europe.

La rivière m’a menée à la musique et la musique à la mer, la mer m’a reconduite à la rivière et toutes deux m’ont inspirées

ma musique et les histoires que je mets en chansons ou en récits.

Renonçant à la rivière et aux métiers de l’eau, je mis le cap vers d’autres horizons :

Ceux des univers musicaux et m’embarqua … Pour d’autres galères.

Mes pas foulèrent bien des contrées et le chemin de terre me mena à nouveau

à celui de la rivière jusqu’à l’océan à la rencontre du « peuple de l’eau ».

Puis vint le temps du retour aux sources.

Ma terre natale, la Lorraine ne serait pas ce qu’elle est sans ses voies d’eaux, et ceux qui les ont peuplées :

Les artisans des métiers des rives, et en particulier, les mariniers.

La culture à contre courant du marché du divertissement

Les Arts et la Culture

ont été volés au peuple au profit de l'économie de marché.

Le divertissement et le spectacle sont soumis aux lois de la finance.

Les serviteurs du marché du spectacle ont un double intérêt, celui entre autre d'acquérir des richesses financières pour des profits d'intérêts personnels et celui d'entretenir le peuple dans l'illusion de participer à un événement culturel.

Ce sont les marchands et ceux qui les servent de près comme de loin, artistes et acteurs culturels y compris, qui nourrissent ce pouvoir, cette imposture et participent à la dégradation des arts et de la culture.

En terme de finance, à qui cela rapporte, aux acteurs et artistes ou aux marchands ?

Au niveau culturel, qu'est-ce que ça apporte au consommateur-spectateur sinon le même appauvrissement cérébral que lui apporte la télévision ?

Le nivellement par le bas semble être le mot d'ordre et dans tous les cas, même si tout est fait pour ne pas pouvoir pointer du doigt le ou les donneurs de mot d'ordre, il est visible que la médiocrité gagne les esprits et qu'il est de bon ton de s'en réclamer et d'étendre ce phénomène sans l'avouer directement.

Les employables et les non employables sur le marché de l’événementiel.

Les décideurs et les acteurs.

L'idéologie très répandue du capital humain qui implique de mettre en place des outils mathématiques de l'économie à la question de la culture envisagée comme capital financier gagne l'esprit des décideurs de tous ordres.

C'est à dire que l'acteur culturel qu'il soit comédien, danseur, conteur, jongleur, musicien, cracheur de feu et j'en passe, n'est pas considéré comme une personne possédant des qualités représentatives et présentables d'un savoir faire, d'une passion, d'une étude ou d'un talent particulier mais comme un produit marchand.

Il faut que ce produit soit conforme aux lois du marché.

Il faut que ceux qui produisent ces produits soient conformes à ces lois et donc qu'ils soient conformes à cette idéologie, qu'ils y collaborent, qu'ils la défendent, en fassent la promotion et surtout qu'ils montrent les signes de leur dévouement et de leur soumission pour être employables non pas comme artiste ou comme personne ayant un talent particulier mais comme serviteur du système néo libéraliste et élitiste qui décide de leur apparition sur le marché de l'emploi, c'est à dire gagner leur place sur le marché du travail.

L'acteur culturel devient un larbin car il devra faire tout pour s'attirer la bienveillance des employeurs.

Il ne proposera comme produit que ce que ses employeurs attendent du dit produit, l'acteur étant également considéré comme produit il montrera par son discours, ses propos, son humour, ses (soit disant) opinions propres et/ou son accoutrement, tout les signes de la soumission au dicta économique.

S'il n'a pas un pied de près ou de loin, dans le circuit industriel, qu'il soit officiel ou alternatif, il aura du mal à faire sa place sur la scène publique, c'est à dire à rencontrer un auditoire, son public ou le public susceptible d'être réceptif à ce qu'offre à voir ou à entendre l'acteur culturel, l'artiste etc.

De même que réduire le domaine culturel à l'art est un non sens doublé d'un mensonge, pratiquer un art sans la culture de cet art ou du sujet mis en valeur dans la production artistique l'est également.

On ne demande pas à l'acteur culturel d'être cultivé, érudit ou subversif à moins que ce ne soit pour servir la cause du produit vendable à un public qui se laisserait berner par le discours en oubliant par qui est employé l'acteur qui débite ce discours.

Amateurisme et professionnalisme.

Amateurs et professionnels, ça ne veut plus rien dire et tous veulent leur part du marché, leur heure de gloire et leur place dans le paysage culturel et artistique.

Pour y parvenir, il suffit de montrer les signes du larbin et se convaincre qu'on est libre, humble et que tout ce qu'on fait n'est que pour le plaisir (ça c'est le mot passe partout qui justifie tout).

Ainsi on a de fortes chances d'apparaître sur les affiches des événements officiels et par le fait de montrer qu'on est une valeur sûr à tous les niveaux.

La culture au coeur

C'est donc aux multiples acteurs de la culture de faire du culturel et de lui redonner tout son sens en évitant de tomber dans les poncifs utilisés par les acteurs du "mainstream".

Des iniatives se font jour grâce à des partenaires venant de différents milieux, des collectivités locales, des associations, des collectifs, des communautés de communes, des offices du tourisme, des artisans et artistes autant que des intellectuels et autres passionnés de la voie d'eau, de son histoire et de ses traditions.

Concernant la culture fluviale et maritime, cette dernière décennie à vu naître et a révélée bien des talents, des passionnés et des actions mettant en valeur ce domaine culturel.

L'objectif étant de transmettre : histoires et savoirs de manière ludique et pédagogique.

C'est possible, mais quel futur pour ce possible ?

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