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Chavans mariniers - Manu Paris

Les Chavans mariniers

Dans la vidéo ci-dessous, vous entendrez Manu Paris qui nous parle du renouveau de la batellerie,

de la naissance d'une passion et de la culture populaire liée à la batellerie en Bourbonnais.

Manu Paris est musicien, chanteur, compositeur au sein de l'association La Chavannée.

Il joue et chante notamment dans le groupe de chansons marines Vent de Galarne.

Comment passe-t-on de musicien à marinier ?

C'est un long cheminement, un apprentissage laborieux, une pratique régulière,

des techniques à acquérir et un savoir faire sans ombrage.

Entretien 1 partie

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Pirates en chansons et chansons des pirates

Pirates en chansons et chansons des pirates

Nous ne savons pas grand chose sur les pirates et pour cause, s'il en était autrement, cela voudrait dire qu'ils n'étaient pas si discrets que ça et que la communication d'informations avérées aurait été une des raisons de leur anéantissement.

Et là, je ne parle pas des corsaires ou des marins issuent de la bourgeoisie ou de la noblesse.

Je parle bien entendu du peuple dit "petit", "humble", modeste", et surtout du peuple opprimé, démuni, bafoué, spolié, miséreux et désespéré mais néanmoins, rebelle, résistant et utopiste.

Defoe puisait l'essentiel de son inspiration dans les tavernes, à l'écoute des voyageurs, des rumeurs, des récits d'aventures et des "messes basses", mais également de l'imaginaire qui en découle.

 

L'imaginaire Pirate

 

Au fil de mes lectures, de mes aventures maritimes et des témoignages de la vie à bord, je me suis mis à rêver ...

De ces rêves sont nés, des histoires, des images, des contes.

Et comme, de conteur à chanteur, il n'y a qu'une clé à tourner, ouvrant la porte de l'inspiration, j'ai reçu du monde des morts, ces histoires afin que ceux qui peuplent ce monde des morts soient présents et en quelque sorte, vivants, le temps d'une chanson.

N'y cherchez pas de références historiques, ne cherchez pas de noms connu, ne cherchez pas des personnages carnavalesques ou d'hollywoodiens, ne cherchez pas, écoutez, prenez et ... mangez en tous !

Le faiseur de chanson vous invite au partage de la nourriture de l'esprit.

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Vocable d'eaux pour crier

Vocable d’eaux pour crier

Batiste Vignol en 2001 sort la seconde édition de « Cette chanson que la télé assassine » aux éditions Christian Pirot.

Ouvrage qui vise à dénoncer comme il dit : « le saccage d’une tradition, savamment orchestrée par les médias, les artistes eux-mêmes…et le public, qui s‘y prête ».

Vignol dans son ouvrage, dit ce qu’est la chanson, ce qu’elle n’est pas et ce qu’elle n’est plus et à qui ont le doit.

Auteur compositeur et interprète, puis programmateur dans une émission de télé, il connaît le sujet, c’est pourquoi il en parle avec justesse et réalisme. A l’issue de sa triste expérience il abandonne : « Lassé des caprices de diva … défait par des façons de faire accablantes, abasourdi par si peu d’humanité, honteux d’être d’une basse-cour, j’ai fui le paquebot dans un fou rire d’évadé, trois ans après avoir embarqué ».

Le but de cet article n’est pas de faire un résumé du livre de M. Vignol, mais de relever le vocabulaire que l’écrivain utilise dans son ouvrage par le biais d’extraits choisis.

Plus loin et en conclusion, l'esquisse d'un profil type de « figure montante » ou « groupe émergent ».

Relever le vocabulaire que l’écrivain utilise dans son ouvrage par le biais d’extraits choisis permettra de comprendre pourquoi l'intitulé cet article ainsi.

Batiste Vignol, analyse, dissèque et rend compte du déclin de la chanson telle qu’elle était conçue aux temps où l’inspiration « … Jaillissait d’une bousculade au carrefour des 4 vents… » à défaut d’être l’apanage des « rimailleurs de notre temps… » qui « …extraient de leur charabia une morale convenue et primaire qu’ils beuglent à la télévision… »

« …la chanson qui meurt, c’est une flottille qui fait naufrage et cet échouage ne change rien aux plaisirs de la baignade en solitaire ».

« La chanson, c’est un bateau qui disparaît dans le lointain… »

Les chanteurs à succès : « C’est un raz de marée de mégalomanie qui terrasse la création… »

Une nouvelle chanson : « C’est le départ d’une flottille oui, ou d’un équipage sous les baisers envolés des femmes qui restent à quai ».

« L’appareillage d’un transatlantique sous les flonflons, les guirlandes et les mouchoirs blancs qu’on agite. La chanson a largué les amarres, et elle s’en vogue à vau-l’eau ».

« La chanson avait hier le vent en poupe. Les drapeaux claquaient au grand mât. Les mouettes faisaient un ciel de confettis, l’escadrille une mer de cotillons. La digue était noire de monde. Aujourd’hui la rade est déserte.

« La chanson, c’est un yacht qui navigue vers une destination inconnue dont nul ne sait s’il reviendra ».

« …Elle aurait encore de l’allure, si l’on n’y regardait pas de trop près ».

« Entendez la sirène, elle sonne un joli tintamarre. Savent-ils qu’elle est corne de brume ? L’eau s’est engouffrée dans les entreponts. Adieu la jolie frégate ! »

« La chanson, c’est un bateau qui s’éloigne, dans la pétarade pétroleuse d’embarcations à moteur. Au loin depuis la berge, quand il n’est plus qu’une tache vague dans la houle…le navire ne sera plus qu’un souvenir. Qui s’en souciera ? La chanson est une coquille de noix qui ne captive plus personne ».

Au sujet des émissions qui naguère traitaient de la chanson, comparées à celle de maintenant : « Quand un étang s’assèche et que l’herbe le gagne, il est difficile d’expliquer au pêcheurs du dimanche qu’en réalité elle remonte ».

 « Je baigne dans la chanson Française et j’aperçois aujourd’hui son rivage. C’est un petit lac qui clapote. La source est tarie. L’eau tiédit. » « Moi qui rêvait de poissons volants ! C’est une marre aux canards».

Au sujet des comédies musicales et faisant référence à « Notre dame de paris » de Plamondon et Cocciante : « Esmeralda meurt au palais des congrès » « titrait Le Monde dans l’un des rares articles honnêtes parus dans ce ballet sinistre, noyés dans une marée noire de louanges, déversée par M6, TF1 ? Tapis Rouge et RTL, qui fit autant de désastre sur l’esprit Français que celle de l’Erika salit les côtes atlantiques. Si les Français regardaient moins la télévision, ils auraient été plus nombreux sur les plages Vendéennes à ramasser les galettes de mazout que vomissait le pétrolier ».

A propos de la culture qu’il qualifie de « Gnangnan » : « C’est le chant du cygne d’une expression qui s’enorgueillissait de montrer la voie (avec Brassens, Brel, Férré, etc), et qui s’allonge maintenant dans les eaux noires d’une sentine médiatique ».

« Partisans du moindre effort intellectuel, les Français affalés devant leur téléviseur se raccrochent à ce dont ils se souviennent encore, comme à une bouée, avant que les courants du temps ne les en défassent, en les submergeant. La mémoire est un « Titanic » qui fait chavirer avec lui les trésors d’une civilisation ».

Au sujet de Linda Lemay : « … Est une source d’inspiration gourmande… » « … Comme le Saint-Laurent qui pousserait les eaux sales de la Seine pour inonder Paris, elle redonne à notre langue, tel Félix Leclerc … La primeur de mots clairs et la musicalité de pensées embellies par le temps ». « Linda Lemay est une crue magnifique… »

« La médiocrité à tué la chanson, emmenée par la grande télévision qui se gangrène dans le déshonneur, le culte du moi et l’obsession du résultat. Les fesses en l’air sur l’autel de l’audimat. « Trop d’eau poisseuse a coulé sous les ponts pour en espérer le ressourcement ».

Voilà comment on peut utiliser le vocabulaire maritime ou fluvial pour étayer une idée, un cri, un essai, un pamphlet, un roman, que sais-je encore ?

C’est ainsi que l’auteur s’est exprimé pour défendre ce qui lui est cher, la chanson et le vocabulaire.

Nous qui sommes les passeurs d’une tradition qui veut que les chansons de notre répertoire échappent (mais pour combien de temps encore) à ce que fait la télévision de ces 20 dernières années à la chanson dite Française, soyons vigilants, dignes et exigeants, sans quoi, cet aspect que nous véhiculons de la chanson risque lui aussi de se retrouver dans ce tourbillon infernal qui participera à l’extinction d’un répertoire, d’un état d’esprit, d’une tradition, d’une culture, de l’inspiration, d’un art et de ses représentants.

Le ton est donné avec Nolwenn Leroy et les Marins d’Iroise.

Le libéralisme, la concurrence, le culte de la personnalité, l'ouverture des pratiques amateurs sur le marché du divertissement, le consumérisme et la sous-culture ont envahi le paysage culturel de notre nation aux travers des icônes préfabriqués du système.

Ainsi l'on voit fleurir les nouvelles figures du succès et pour avoir du succès à présent il ne suffit plus d'avoir du talent.

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Le Girouet à Orléans

Le marinier du Girouet

Parmi les passeurs de mémoire, je connais un amoureux de la Loire qui rend hommage aux mariniers et à son fleuve.

Il est marinier, photographe, reporter, musicien et amateur de bon vin.

Bertrand du Girouet ou Bertrand de la Sterne, c'est comme on veut, les deux lui vont bien.

Sa compagne cuisine au sein de son restaurant Le Girouet.

Le Girouet, situé sur les quais de la Loire à Orléans, propose un cadre exclusif Marine de Loire !

Avec son "plafond voile", son "bar gabare" et sa "terrasse-ponton", une carte de produits locaux bio

et des repas de mariniers avec une vue panoramique sur la Loire...

Il navigue sur sa toue "La sterne" en toutes saisons, organise des ballades gourmandes et culturelles à bord.

A bord du bateau traditionnel de Loire, la Sterne ( toue sablière, homologuée pour 12 passagers), 
amarrée quai du Châtelet à Orléans face au restaurant, vous découvrirez la Loire, avant ou après votre repas au Girouet.

Prestation assurée en lien avec l'association Cigales et Grillons (Education à l'environnement et à la culture par les loisirs)

Un gars d'à terre qui connait bien son bord.

Bertrand le capitaine de la Sterne.

Le girouet

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Peintre des péniches

Il ne faudrait pas omettre de placer parmi les chantres des gens d'eaux,

les sculpteurs d'images, les photographes et les peintres.

Parmi eux, Claude dit Claudel Peintre le peintre des péniches.

Peintre des péniches